2452546933_1Je voulais vous faire un petit billet, en attendant celui de V. Woolf que je savoure ligne par ligne ; j’ai donc choisi l’une des plus grandes fresques historiques, écrite par un auteur de talent, l’ «équivalent» de Stendhal en France...

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Voici l’un des meilleurs livres que j’ai jamais lus. Je l’ai fini il y a quelques temps (été 2010) mais j’en
garde un souvenir impérissable. C’est un véritable pavé comme je les aime. 1071 pages ! Je suis restée accrochée aux 500 dernières qui m’ont encore plus captivées que les 500 premières ! J’ai beaucoup aimé cette fresque de la société, et me suis attachée à quelques personnages (je pense à Dobbin et à Rebecca). Eh oui ! même Rebecca m’a beaucoup plu ; sa force, sa volonté, son ambition dévorante !

Dès les premières pages, nous rencontrons l’héroïne, Becky, et Amélia Sedley, le parfait opposé de Becky. On assiste à leur sortie du pensionnat, et on nous révèle déjà leur caractère. Elles sont alors confrontées à la société, gouvernée par l’argent et le pouvoir. La première en tirera parti pour se hisser jusqu’aux hautes sphères, l’autre connaîtra bien des malheurs.

Amélia est si douce et charmante qu’il est impossible de ne pas l’aimer. Certains lui reproche son excessive naïveté, mais pour moi ce n’est qu’un charme supplémentaire. J’ai aussi beaucoup aimé ses relations toujours trop cordiales avec «l’excellent» Dobbin. Le livre regorge de personnages, un peu à la Dickens, ce qui crée une sorte de fourmillement, une vraie foire, très intéressante et agréable même si certains caractères sont exécrables. L’histoire en elle-même est riche, pleine de rebondissements, bien développée. J’ai aussi apprécié les interventions de l’écrivain dans son propre roman. Cela donnait une touche réaliste et puis, Thackeray le fait toujours avec humour ! 

Après, ça finit bien pour certains et mal pour d’autres... en cela on ne peut pas trop qualifier cette fin, qui m’a tout de même comblée. 

En fait, je ne me rappelle plus des détails, mais je garde un très très bon souvenir de ce livre. Il ne reste que le souvenir d’une foule d’émotions. C’est l’un des livres dans lequel on vit. Un livre à lire et à relire, ça c’est sûr.  On passe par toutes les émotions ! Le seul problème, c’est qu’après l’avoir lu, on ressent une sorte de vide ; en exagérant grossièrement, je pourrais dire que l’on se sent un peu comme Dudley une fois qu’il a rencontré les détraqueurs... ! 

On se demande : Est-ce que j’arriverai à trouver un livre aussi riche que celui-ci ? Heureusement, on peut en relire des passages quand bon nous semble.

 Lilly en parle mieux ici

 Plaisir de lecture : 10/10