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imgres-4"Ce roman se passe à Paris, 
Et pourtant on y croise des crocodiles. 
Ce roman parle des hommes,
Et des femmes. Celles que nous sommes, 
celles que nous voudrions être, 
celles que nous ne serons jamais, 
celles que nous deviendrons peut-être. 
Ce roman est l'histoire d'un mensonge. 
Mais aussi une histoire d'amours, 
d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. 
Ce roman est plein de rire et plein de larmes. 
Ce roman, c'est la vie."

 

Tout ce que je vais dire n'est que mon avis, mon simple et humble avis, et si vous avez ne serait-ce qu'un peu aimé ce livre, ne lisez pas mon billet. Et je tiens aussi à dire que plus j'attends, plus mon avis se renforce. Donc là, j'ai pris ce livre en grippe.

Si c'est ça, la vie, alors je préfère passer mon tour ; car ce que nous offre Katherine Pancol, ce n'est rien de plus qu'une face vraiment moche de la vie. Je crois que dans mon billet, cet adjectif ressortira souvent ; car j'ai trouvé l'histoire, les personnages, bref le livre moches, dans tous les sens du termes : les personnages entretiennent presque tous des relations avec des amants ou des maitresses, sont incroyablement hypocrites et immondes et les autres sont détruits par la vie. Je pense ici en premier lieu à Joséphine : l'auteur a voulu la rendre pathétique et susciter la compassion du lecteur, mais tout ce qu'elle a reussi a me faire ressentir n'est rien qu'un profond dégoût ; est-ce un personnage qui fait rêver qu'une femme décrite comme insignifiante, trompée, n'exerçant aucune autorité sur ses enfants (on inverse parfois les rôles) et lasse de lutter contre la vie ? Ma réponse est non, définitivement non, et je ne me vois absolument pas comme ça dans la vie plus tard. Car, après réflexion, est-ce ce que K.Pancol essaie de faire passer ? Est-ce justement ça, la vie ? Sommes-nous tous destinés à être trompés, lassés de la vie elle-même ? Ce roman ne m'a inspiré que ces questions absurdes et écoeurantes. 
Je n'ai pas dépassé la page 65. Quand le Chef s'est mis à insulter sa femme (parce qu'en plus, le language n'est vraiment pas beau, et la langue d'une pauvreté navrante, il me semble) en présence de sa maîtresse, ou plutôt dans le lit avec sa maîtresse ? C'est moche, tellement hideux que j'ai failli balancer le livre ; la seule pensée qu'un tel livre puisse encore faire du mal en aterrissant sur la tête d'un passager de l'avion a arrêté mon geste. Je me suis contenté de le feuilleter ; mais aucun passage ne m'a semblé intéressant. Les personnages ? Joséphine - je vous en ai déjà brossé le portrait, guère flatteur. Iris, sa soeur - alors, elle c'est ma préférée, si je peux me permettre d'être cynique (je crois que dans ce billet, je vais me lacher contre tous ces livres destinés uniquement à la vente, écrits par des auteurs désabusés ou seulement intéressés par l'argent des ventes). Donc Iris. Riche et donc, conclusion inévitable, fausse et exécrable. Comme par hasard. Autant susciter la compassion par les gens plus pauvres et nous faire avaler que certaines personnes sont fausses parce qu'elles sont riches. Moche, donc. La fille de Joséphine, Hortense ; elle aussi, elle est géniale. L'archétype complet (bravo l'originalité de l'auteur !!) de l'adolescente moyenne. Hautaine, sûre d'elle, coeur de pierre, insolente... toutes les pages où elle apparaissait, j'avais envie de la gifler. Et sa soeur Zoé ; gentille, douce, attentive... insipide, caricaturale. A la question que vous pourriez vous poser (as-t-elle trouvé quelque chose de bien dans ce bouquin?) la réponse est non. Antoine, le mari de Joséphine ; alors celui-là ! Un tire-au-flanc, mais un sacré. Doublé d'un crétin hypocrite. Je n'ai pas eu le temps de rencontrer tous les personnages, mais ce que j'ai eu le temps de lire m'a tellement dégoûtée, que je n'ai pas eu le coeur de continuer. Je sais juste que l'intrigue tourne autour d'un mensonge -encore un. 
De plus, les personnages sont beaucoup plus âgés que moi, à part Hortense, un peu plus jeune (ceci explique cela : je suis proche d'elle en âge, mais pas aussi délurée et tête-à-claque, enfin j'espère, donc je me permets de la détruire). Donc impossible de me mettre dans leur peau. Ils paraissaient tout connaitre de la vie, et ne plus rien en attendre, ils paraissaient tout simplement prêts à mourir.


Bref, je ne recommande ce livre à personne, car la vie y est vraiment laide et les personnages, des caricatures rabâchées, complètement inintéressants et fades. 

Déçue, déçue, déçue, déçue.

Plaisir de lecture : AUCUN, mais alors vraiment AUCUN. Je crois que je vais jeter ce livre, il gâche ma bibliothèque entière.

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